
MARESCOTTI
[1902-1995]
LES 50 ANS DE LA FONDATION MARESCOTTI !
Oui, la Fondation Marescotti a 50 ans ! Elle a été créée le 1er mars 1975 par le compositeur André-François Marescotti, à Carouge, ville d’origine de son fondateur. Elle a pour but de contribuer au développement de la musique, en aidant les jeunes musiciens de talent qui se destinent à une carrière professionnelle à travers l’organisation d’une Bourse annuelle d’encouragement. « Pour lui, relate le compositeur et musicologue Didier Godel, l’argent de la musique devait aller à la musique. C’est pourquoi ses droits d’auteur vont à la Fondation qui porte son nom et permettent d’aider de jeunes musiciens. » En cette année d’anniversaire, outre la Bourse qu’elle continue à organiser en parfaite osmose avec la Ville de Carouge qui, dans le cadre de ses activités culturelles, la dote fidèlement d’une subvention essentielle, la Fondation demeure plus que jamais active et travaille actuellement à rendre plus accessibles les importantes archives laissées par son fondateur, déjà partiellement accessibles au public et chercheurs dans le fonds des bibliothèques musicale du CMG-HEM (voir catalogue Swisscovery).
BIOGRAPHIE
voir aussi : MARESCOTTI, UNE BIOGRAPHIE par JACQUES TCHAMKERTEN
voir aussi : CATALOGUE DES ŒUVRES
André-François Marescotti est né à Carouge le 30 avril 1902 d’un père italien et d’une mère savoyarde. Après des études de dessinateur technique au Technicum de Genève, profession qu’il abandonnera rapidement pour se consacrer à la musique, Marescotti reçoit sa formation musicale d’abord au Conservatoire de Genève (Alexandre Mottu, piano ; William Montillet, orgue ; Charles Chaix, harmonie, contrepoint, composition), puis chez Jean Roger-Ducasse à Paris (composition).
En 1930, il crée Première suite en Sol qui montre qu’il est en parfaite possession de ses moyens techniques et expressifs. L’influence qu’il a reçue de Chabrier ou de Ravel le rattache entièrement à l’esthétique française de son temps. Après la seconde guerre mondiale, il adopte très librement l’écriture dodécaphonique en renonçant d’emblée à l’application stricte et sérielle, mais en s’ajustant au contenu sémantique et expressif de son discours.


© Musée de Carouge
A.-F. Marescotti : entretien avec Nicolas Bouvier,16.05.1988 (© PLANS-FIXES, tous droits réservés)
Voir découpage du film avec résumé des séquences
